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RDC : une campagne de vaccination contre le virus Ebola commence au Nord-Kivu

RDC : une campagne de vaccination contre le virus Ebola commence au Nord-Kivu

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Une campagne de vaccination contre le virus Ebola a commencé mercredi dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, où un cas a été confirmé le 8 octobre, a annoncé le Bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

NEW YORK, USA, le 14 Octobre 2021,-/African Media Agency (AMA)/-« Ebola est un virus virulent et mortel qui peut se propager de manière agressive et rapide, mais les vaccins peuvent créer un pare-feu de protection autour des cas, stopper la chaîne de transmission, éviter une flambée potentiellement importante et sauver de nombreuses vies », a déclaré la Directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, Dre Matshidiso Moeti.

« La République démocratique du Congo est le fer de lance des efforts visant à mettre un terme à cette dernière résurgence d’Ebola, en misant sur l’expertise acquise lors de la réponse aux précédentes flambées », a affirmé Dre Moeti.

Le cas confirmé est un garçon de deux ans qui est décédé le 6 octobre dans un établissement de santé local. Il vivait dans la même communauté où trois membres d’une même famille sont morts en septembre après avoir présenté des symptômes similaires à ceux d’Ebola.

Vaccination en anneau 

Environ 1.000 doses du vaccin rVSV-ZEBOV contre le virus Ebola et d’autres fournitures médicales ont été livrées de la capitale Kinshasa à la ville de Goma dans le Nord-Kivu et environ 200 doses ont été envoyées à la ville de Beni, qui est proche de la zone de santé de Butsili où le cas confirmé a été détecté. 

Les personnes à haut risque, y compris les contacts du cas confirmé et les premiers intervenants, recevront les doses, les autorités sanitaires s’efforçant de freiner la propagation du virus.

Les vaccinateurs utilisent l’approche de la « vaccination en anneau », selon laquelle les contacts et les contacts des contacts sont vaccinés. La République démocratique du Congo dispose à Kinshasa de plus de 12.000 doses de vaccin qui peuvent être déployées si nécessaire.

Identifier les contacts, décontaminer et surveiller

Outre l’organisation des activités de vaccination, les équipes d’intervention d’urgence travaillent 24 heures sur 24 pour retrouver les contacts, décontaminer les espaces infectés et intensifier la surveillance et les tests. 
Déjà, plus de 170 contacts ont été identifiés et les équipes surveillent leur santé. 

Pour soutenir les autorités nationales dans leurs efforts d’intervention, l’OMS a débloqué 200.000 dollars par le biais de son Fonds de réserve pour les urgences. 

L’OMS est également en train d’expédier cinq tonnes de matériel d’intervention, notamment des produits thérapeutiques, des équipements de protection individuelle et du matériel de laboratoire.

Parmi les premiers membres de l’équipe d’intervention de 15 personnes déployée à Beni figure un expert en prévention de l’exploitation et des abus sexuels. 

Cet expert informera les employés et les partenaires de l’OMS sur la manière de prévenir tout comportement inapproprié et abusif. Il travaillera également avec les organisations non gouvernementales locales pour sensibiliser les communautés aux abus sexuels et à la manière de les signaler. Des personnes visitant des membres de leur famille dans un centre de traitement d'Ebola en République démocratique du Congo (photo d'archives).Banque mondiale/Vincent TremeauDes personnes visitant des membres de leur famille dans un centre de traitement d’Ebola en République démocratique du Congo (photo d’archives).

Séquençage génomique pour déterminer les liens épidémiques 

Beni a été l’un des épicentres de la flambée d’Ebola 2018-2020 dans l’est de la RDC et se trouve à environ 50 km de la ville de Butembo qui a connu une nouvelle flambée d’Ebola plus tôt cette année. 

Des cas sporadiques peuvent survenir après une épidémie majeure, mais un séquençage génomique supplémentaire est nécessaire pour déterminer si ce dernier cas est lié aux épidémies précédentes. 

Le laboratoire principal de l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC à Kinshasa teste actuellement des échantillons du cas confirmé afin d’identifier la souche et les résultats sont attendus cette semaine.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

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