Genève, Suisse, 18 Mai 2026-/African Media Agency(AMA)/- L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) intensifie rapidement son soutien au Gouvernement de la République démocratique du Congo à la suite de la confirmation d’une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola due à la souche Bundibugyo dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.
Les analyses de laboratoire menées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), laboratoire de référence du pays situé dans la capitale Kinshasa, ont confirmé que l’épidémie d’Ebola est causée par la souche Bundibugyo dans 8 des 13* échantillons prélevés chez des cas suspects liés à un regroupement de cas graves et de décès signalés dans les zones de santé de Mongbwalu et de Rwampara, dans la province de l’Ituri.
À ce jour, un total de 80* décès communautaires suspectés d’être dus à la maladie à virus Ebola ont été signalés. Les patients présentaient des symptômes tels que la fièvre, des douleurs corporelles généralisées, une faiblesse, des vomissements et, dans certains cas, des saignements. Plusieurs cas ont évolué rapidement vers une aggravation et sont décédés. Compte tenu des incertitudes et de la gravité de la maladie, des inquiétudes subsistent quant à l’ampleur de la transmission dans les communautés affectées.
Une mission de l’OMS comprenant le Représentant de l’OMS et l’équipe de préparation et de riposte aux urgences était déjà déployée en Ituri afin de soutenir les autorités provinciales dans les investigations qui ont conduit à la confirmation de l’épidémie dans les deux zones de santé. L’équipe travaille également avec les autorités sanitaires nationales et provinciales afin de renforcer les mesures de contrôle de l’épidémie et prévenir une propagation supplémentaire du virus. Les autorités nationales ont activé les mécanismes de coordination d’urgence et déployé des équipes additionnelles d’intervention rapide multidisciplinaires dans les zones touchées.
Des experts supplémentaires de l’OMS en épidémiologie, prévention et contrôle des infections, diagnostic de laboratoire, soins cliniques, logistique, communication sur les risques et engagement communautaire sont en cours de mobilisation afin de renforcer la riposte en première ligne. Les actions prioritaires comprennent le renforcement de la surveillance des maladies, la recherche active des cas, le traçage des contacts, la prévention et le contrôle des infections dans les structures de santé, l’élargissement de l’accès à des soins sûrs, les capacités de test en laboratoire ainsi que les inhumations sécurisées et la sensibilisation des communautés afin de prévenir la propagation de la maladie.
« La République démocratique du Congo dispose d’une vaste expérience dans la riposte aux épidémies d’Ebola, et l’OMS intensifie rapidement son appui à la réponse », a déclaré le Dr Mohamed Janabi, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. « En étroite collaboration avec les autorités nationales et les partenaires, nous nous mobilisons rapidement en déployant une expertise et des ressources supplémentaires afin d’arrêter la propagation du virus, protéger et sauver des vies. »
L’OMS organise un pont aérien pour acheminer 5 tonnes métriques de fournitures, notamment du matériel de prévention et de contrôle des infections, des équipements de transport des échantillons de laboratoire, des fournitures pour la prise en charge des cas, des tentes et d’autres articles actuellement disponibles à Kinshasa vers Bunia afin de soutenir les agents de santé en première ligne et les centres de traitement.
L’épidémie affecte des zones présentant d’importants défis opérationnels, notamment des zones urbaines caractérisées par un mouvement intense de populations lié aux activités minières, l’insécurité dans certaines localités ainsi que des mouvements fréquents de population à travers les frontières, autant de facteurs qui augmentent le risque de propagation.
En Ouganda voisin, le Ministère de la Santé a confirmé un cas d’Ebola Bundibugyo chez un patient venu de la République démocratique du Congo. Soigné dans un centre de santé, ce dernier est décédé par la suite. Les autorités sanitaires ougandaises ont activé des mesures de contrôle de l’épidémie, qui comprennent la surveillance de la maladie, le dépistage et la préparation de la riposte
Il s’agit de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola enregistrée en République démocratique du Congo depuis que le virus a été identifié pour la première fois en 1976 à Yambuku, dans la province de l’Équateur. La dernière épidémie s’est achevée en décembre 2025.
La maladie à virus Ebola est une affection grave et souvent mortelle, transmise par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres liquides biologiques de personnes infectées, ainsi qu’avec des surfaces et des objets contaminés. La détection précoce, le traitement de soutien et des mesures rapides de santé publique améliorent significativement les chances de survie et sont essentiels pour interrompre la transmission.
Distribué par African Media Agency (AMA) pour l’Organisation Mondiale de la Santé


