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Protection de l’environnement : Nouveau fer de lance de l’Afrique ?

Protection de l’environnement : Nouveau fer de lance de l’Afrique ?

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PARIS, France, le 29 Juin 2020,-/African Media Agency (AMA)/- L’Afrique recherche aussi un nouveau modèle de société après la première vague mondiale du COVID-19. Cette crise a attiré l’attention de tous les leaders politiques qui ont été ébranlés dans leurs habitudes et dans leurs certitudes. Si les Etats africains se félicitent d’avoir éviter la catastrophe qu’on leur prédisait, ils pensent déjà à l’après-COVID, à la fois au renforcement de leur économie et à la correction de leurs faiblesses au niveau structurel. Dans ce contexte, beaucoup rêvent d’une accélération des politiques en faveur de l’environnement. Pour saisir ce changement qui est en marche, nous avons interviewé Emmanuel Diagbouba, Président de Saphir Conseil qui accompagne les entreprises du Burkina Faso dans leur prises de décision relatives aux normes environnementales.

Emmanuel Diagbouga, PDG de Saphir Conseil

Emmanuel Diagbouga n’a pas attendu la crise pour travailler activement au service de la protection de l’environnement. En tant qu’inspecteur de l’environnement, il représente un lien évident entre les autorités nationales du Burkina Faso et les entreprises. S’appuyant sur une politique publique exigeante à l’égard de l’environnement, Saphir Conseil propose un audit et des formations aux entreprises. Les acteurs économiques doivent impérativement intégrer les normes édictées par le Ministère burkinabé de l’environnement, tout d’abord pour éviter d’importantes pénalités et ensuite pour éviter toute externalité négative qui aurait un coût important pour la collectivité.

Le Burkina Faso ne badine pas avec la protection de l’environnement et prévoit des pénalités de plus de 30 000 euros pour les grandes entreprises qui ne font pas d’audit tous les 5 ans. Notre expert environnementaliste rappelle que la protection de l’environnement a été mise à l’épreuve pendant le confinement. Il nous a parlé des forêts et de la faune qui ont subi plus d’attaques qu’avant, notamment de la part de braconniers et de bucherons clandestins. Il indique que cette période de confinement a permis aux autorités de réfléchir sur les moyens de protection de l’environnement en vue de les renforcer.

Comme d’autres pays d’Afrique, l’ère post-pandémique inaugure des changements profonds de l’organisation de la société burkinabé. Emmanuel Diagbouga remarque d’ailleurs que cette nouvelle étape est propice au développement d’applications numériques développées par des acteurs publiques et privés. Au niveau public, il s’agit d’outils statistiques, notamment pour rendre compte de la gestion de crise en temps réel, au niveau privé, il observe l’explosion du nombre de sites e-commerce…

En partie épargnée par la pandémie du COVID-19 au niveau sanitaire, l’Afrique est touchée au niveau économique avec une baisse importante de la demande venant des autres continents. Les revenus relevant du tourisme et les IDE (Investissement Direct à l’Etranger) ont baissé, ce qui pèsent sur les budgets nationaux des Etats. Le Burkina Faso fait d’ailleurs partie des 19 Etats africains qui ont pu bénéficier d’allègements de dette, notamment grâce au fonds fiduciaire de plus de 500 millions d’euros.

Engagé dans la protection de l’environnement, le président de Saphir Conseil ambitionne de concilier la croissance économique et l’écologie. Il invite tous les acteurs économiques à entreprendre de façon plus vertueuse, à intégrer dans leurs activités la dimension environnementale. Pour lui, toutes ces normes ne sont pas des obstacles au développement, bien au contraire : Adopter ses règles parfois contraignantes et coûteuses permet d’investir et de réussir à long terme.

Il invite la jeunesse à s’impliquer et à rester active au niveau national et au niveau international pour peser sur les changements à venir. Il rêve d’ailleurs d’une figure africaine qui s’élève à l’image de Greta Thunberg, ce qui donnerait un coup de projecteur sur les efforts et les initiatives actuelles des Etats et de la société civile africaine. Compte tenu de l’urgence et des défis, il les appelle à s’organiser à travers des associations et des mouvements de plus en plus visibles.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour Afrique Business Info.

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